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LES CHANTIERS DE LA JEUNESSE 1940-1944 |
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L’année 1940 a pris fin. LES CHANTIERS DE LA JEUNESSE 1941 ![]() |
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FÊTE DES CHANTIERS DE JEUNESSE
Les beaux Français inattendus, à Vichy, au mois de juin 1941. VICHY, 29 JUIN 1941
VOLVIC, 27-28 SEPTEMBRE 1941 Le Jour finissait
en beauté lorsque, hier, nous arrivâmes au camp de Pognat, près de
Volvic, ce camp sorti de terre pour le grand rassemblement des Chantiers
de la Jeunesse d’Auvergne, à qui l’on a, ce matin, présenté son drapeau. C’est le pays des
cratères aux pierres sombres, des pitons de roches noires. Là se
dressent, sous les bois et en bordure de route, dans un immense champ de
bruyère rose et de thym, les tentes où dorment depuis quelques jours
plus de deux mille garçons des Chantiers venus de tous les coins
d’Auvergne : groupement Pétain, le premier Chantier créé en août dernier
dans la forêt de Tronçais ; groupe Lyautey ; groupement Turenne, venant
de Corrèze ; ceux de la Loire, du Cher, de l’Indre, du Cantal, de
l’Allier ; du Puy-de-Dôme. Chaque groupement a envoyé une délégation de
cent vingt à deux cents garçons. La ferveur qui les
animait, à la première remise solennelle du drapeau, cet été, à Vichy,
semble s’être amplifiée. Ils attendent avec gravité l’instant où ils
seront admis à défiler devant nos trois couleurs. Déjà ils ont dans la
clarté du matin radieux, assisté à la
messe ou à l’office protestant. Hier soir, après la visite de M.
Carcopino, ministre de l’Instruction publique,
ils avaient veillé sous la présidence de leur chef, le commissaire
général de la Porte du Theil. Leurs chants, autour du feu de camp,
étaient montés, francs, directs, clairs, dans la nuit aux pâles étoiles.
Alors, de tous les points de la clairière, sortant des bois, des
taillis, par groupes, ils apparurent. Et aucun mot ne peut traduire la
grandeur qui se dégageait de ces troupes couleur de
forêt, avançant dans un
silence religieux et refermant le cercle autour du drapeau, cercle
de l’espoir dans ce cirque au vert de toile de fond de nos vieilles
montagnes, aucun mot sinon la cri de toutes ces poitrines : « Jeune de
France, toujours ! ». « Prêts ! » Et voici l’instant
attendu depuis des jours :
« Jeunes des Chantiers de la
province d’Auvergne, je vous présente votre drapeau », déclara, avec une
profonde émotion, le Commissaire régional Bousquet. Alors, de la
clairière, un chant presque mythique s’éleva, monta
vers le drapeau frangé d’or dont les plis battaient au vent comme un
bel oiseau ivre d’air.
Et, après une remise de décorations, de nouveau la « Marseillaise »,
partant de plus de deux mille poitrines, emplit l’espace. C’était
fini. Cet après-midi, ils iront à Clermont-Ferrand, où ils entreront
à la lueur des flambeaux. Ils repartiront, conscients de leurs
devoirs, de la confiance que le Maréchal leur accorde, la joie dans
les yeux, fiers et grandis par l’honneur auquel aujourd’hui ils
furent admis
Source : Florise Albert-Londres, « Rassemblés en Auvergne, près de Volvic – 2.000 garçons des Chantiers de Jeunesse ont salué ce matin leur drapeau », Le Journal, 28 septembre 1941
Deux équipes de Jeunes de France, en 1941, les deux chefs portent un insigne à deux barres. A noter le couteau typique des Chantiers de la Jeunesse, fabriqué par la Maison Sabatier K, porté par le troisième Jeune à partir de la gauche. L'écusson CJF est placé au côté droit du blouson et le blason du Groupement sur l'épaule gauche.
Chefs et jeunes d'un Groupement en 1941. Au premier-plan une assistante sociale, seule présence féminine dans les Chantiers avec, naturellement, les infirmières prévues dès 1940 par le général de la Porte du Theil : « Celles-ci – généralement au nombre de deux – sont placées sous la direction du commissaire-adjoint chargé de toutes les questions morales. Elles assistent véritablement les jeunes dans leurs difficultés personnelles et familiales, les aident à se reclasser dans la vie à la sortie des Chantiers, coopérant à leur éducation sociale et à la lutte contre les fléaux sociaux » (22 avril 1941). L'HÉBERTISME
Séance d'hébertisme. ![]()
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Source : Maurice Martin du Gard, La Chronique de Vichy, Flammarion, 1975 Le 18 janvier 1941, les Chantiers de la Jeunesse
transformés par la loi en une institution permanente s’intègrent
définitivement à la Révolution nationale. Ils s’assignent pour tâche de
donner à la jeunesse française une vitalité et une âme nouvelle. Tous
les Français seront désormais réunis pour huit mois au cours de leur
vingtième année dans les chantiers. Les mois ont passé. Le redressement
s’est fait. Nul ne saurait nier aujourd’hui qu’un succès tel que le
groupement Mangin constitue une excellente réussite pour le régime
nouveau. Et si l’on veut savoir pourquoi il
en est ainsi c’est que, sans doute, nulle part mieux que dans les
chantiers on a mieux compris, mieux appliqué la consigne, l’ordre du
Maréchal. [...] Je crois de mon devoir de dire mon admiration
pour ce que j’ai vu aux Chantiers de la jeunesse du groupement Mangin
dans l’Ariège. Non, les traits éternels de la patrie ne sont point
effacés : jeunes, heureux jeunes, prêts pour les grandes taches de la
résurrection. Source : Léon Broussard, Le Petit Journal, 5 août 1941 Reportage réalisé au Groupement 27 "Mangin" ![]() * Pour en savoir plus > Les Chantiers d'Afrique du Nord en 1941 Les Chantiers d'Afrique du Nord en 1942 Les Chantiers en Allemagne (1943-45) Copyright©2018, Jean Moncelon |
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